En attendant le « trucs & astuces » qui conclura notre aventure de cette année, je vous partage un petit lien pour découvrir Tokyo par les yeux d’un passionné de curiosités en tout genre :
Bonus – Culture
Même si la Japan Expo est terminée, il reste tant de sujets dont nous n’avons pas pu parler ! Ce sera donc l’objet des quelques bonus que nous publierons. Et aujourd’hui c’est de la culture japonaise et plus précisément traditionnelle dont nous allons parler ! Accrochez vous, on a beaucoup à dire ici !
Nous n’avons malheureusement pas eu le temps d’assister à tous les spectacles proposés sur ce thème (ayant majoritairement lieu sur la scène Sakura) mais nous allons vous donner un aperçu.

Nous pouvons d’abord parler des tenues, un pan très complet de cette culture. Les kimono sont l’habit traditionnel japonais. Il s’agit d’une longue robe composée de rectangles de tissus assemblés en « T » aux manches très longues (arrivant parfois jusqu’au sol). Généralement fait en soie, le kimono est également orné d’une large ceinture (le obi) nouée d’une certaine façon en fonction du rang social. Ils sont portés de nos jours surtout à l’occasion des fêtes traditionnelles ou dans les lieux culturels, mais plus en tant qu’habit de tous les jours. Cependant, le kimono est également porté à l’occasion de la Cérémonie de la majorité (Seijinshikki), un événement important qui célèbre l’arrivée du jeune dans l’âge adulte. Sa variante estivale, le yukata, est très portée lors des festivals d’étés au Japon. Ces habits sont aussi bien masculins que féminins bien que noués différemment en fonction et ont des motifs très riches. Je vous conseille d’aller voir notre très qualitatif article sur le cosplay, un yukata y figure !
A noter qu’il existe une flopée de catégories de kimono ayant chacun leur fonction ainsi que de tenues de façon générale, mais cette partie a déjà trop duré alors on va devoir accélérer !

Bien entendu, nous ne pouvions pas mentionner les tenues sans parler des spectacles traditionnels. Nous nous excusons pour l’inexactitude dont nous ferons preuve, il existe tant de subtilités qu’on vous laisse vous y intéresser par vous même, Wikipédia a des articles très qualitatifs sur le sujet. Nous avons pu admirer une partie d’un spectacle dans l’espace tradition, c’était hypnotisant ! Un cortège accompagnait solennellement l’artiste centrale jusqu’à la scène, précédé par une danseuse portant un masque de renard (Kitsune, esprit japonais proche des Yokaï, des esprits farceurs aux démons du folklore japonais). Sa façon de bouger lui donnait un air à la fois effrayant et intriguant, un brin arachnoïde. Le costume de l’artiste centrale était de loin le plus impressionnant, nous vous laissons en juger par vous même.
Ces deux acteurs kabuki (style de théâtre japonais traditionnel) proposaient quant à eux de prendre la pose avec les visiteurs.

Dans ce même espace, nous sommes tombés sur un stand nous proposant de réaliser notre propre « daruma ». Les daruma sont des petites figurines rondes inspirées d’un moine bouddhiste servant à faire des vœux. Lorsque le vœu est formulé, on trace le premier œil du daruma. Si ce vœu se réalise, on trace alors le second ! C’était un exercice très apaisant, et nous avons maintenant chacun un petit daruma attendant que nos vœux se réalisent.
Note à part : le pokémon Darumacho (notamment son mode « transe ») est inspiré des fameuses figurines.

Nous allons terminer sur les arts liés au papier. Ouais ça flashe dit comme ça pas vrai ? Vous avez forcément déjà entendu parler des origami. Mais si, ces pliages en papier allant d’une simple cocotte à des choses extrêmement complexes pour nous pauvres mortels. Un des motifs récurrent des origami est la grue du japon (surnommée tanchō : « sommet vermillon » dû au rouge sur sa tête), un échassier très représenté dans la culture japonaise. Certains artistes réalisent des origami minuscules et en font des bijoux !

La grue en papier est un symbole de paix en autre à cause de la légende « Quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé ». L’histoire de Sadako Sasaki a renforcé ce sens : enfant japonaise victime du rayonnement du bombardement d’Hiroshima, elle a tenté de plier mille grue en papier pour guérir. Elle en aura plié 644 avant de mourir à l’age de 12 ans en 1955 d’une leucémie. Elle fut enterrée avec la guirlande de 1000 grues, comprenant les siennes et celles pliées par ses camarades de classes en hommage. La statue érigée en son honneur à Hiroshima la représente avec un vol de grues dans ses mains ouvertes et est régulièrement recouverte de Sembatsuru, des guirlandes de mille grues.
On vous laisse sur une note un peu plus joyeuse avec cette statue de papier magnifique réalisée à la façon d’une lanterne japonaise. La Kaminarimon est sans doute la lanterne la plus célèbre du Japon, n’hésitez pas à aller regarder à quoi elle ressemble !

A très bientôt pour la suite des bonus, on compte sur vous !
Sayonaraaaa ~~
Jour 4 – La nourriture
Et oui. Comment passer à côté de cet aspect quand on parle d’une culture… Et bien nous, on n’est pas passés à côté, mais alors pas du tout !
Il faut savoir que dans la culture japonaise, les produits de la mer, le riz et les confiseries tiennent une place centrale. Il est donc normal d’en trouver un certain nombre.
Le salé
En entrée, nous vous proposons de délicieux onigiris.

Les onigiris sont des boules de riz entourées d’une algue nori (également présente sur les makis, bien plus connus). Ils sont très connus car énormément représentés dans les mangas et dessins animés. Initialement, il s’agit d’un riz nature (éventuellement vinaigré) et c’est tout. Aujourd’hui, beaucoup sont fourrés que ça soit au thon cuit (comme ceux nous avons goûté) ou au petit pois (dans la cuisine moléculaire).
Pour la suite du repas, nous vous proposons des makis justement !

Les makis sont très présents dans notre société au travers des restaurants qui ont ouvert cette dernière décennie. Il s’agit d’un rouleau de riz (généralement fourré avec du saumon, du thon, de l’avocat, …) entouré d’une algue nori ou de riz directement pour sa version « california ».
Pour poursuivre, que diriez-vous d’un taiyaki ?

Les taiyakis sont comparables à des biscuits (ou à des gaufres selon si on les achète fraîches ou en sachet) fourrées en forme de poissons. Elles sont généralement fourrées d’haricots azukis (sorte d’haricots rouges que l’on prépare en pâte sucrée) mais peuvent être fourrés avec du jambon et du fromage (par exemple) pour s’adapter au marché français (comme certains de ceux que nous avons mangé).
Pour conclure les plats principaux, nous proposons des takoyakis !

Il s’agit de boulettes de… Poulpes fondants ! Elles sont préparées à base de pâte et de poulpe puis sont légèrement frits. Bien que cela puisse paraître effrayant, c’est pourtant délicieux !
Vous pouvez d’ailleurs voir sur la photo une bouteille de ramune. Mais qu’est-ce qu’une ramune ? Et bien c’est ma transition vers…
Les boissons
En terme de boissons, on trouve beaucoup de jus de fruits, de sodas que nous connaissons (fanta par exemple) mais aussi les ramune et toute une gamme de dérivés du thé dont les bubble tea.
Les bubble tea, notre chouchou parmi les boissons, sont des boissons à base de thé parfumé (ou de lait) avec des billes de gelée de tapioca ou au thé d’une autre saveur. Par exemple, nous avons pris des bubble tea au tarot (une racine chinoise donnant un goût se rapprochant des patates douces) avec des billes au fruit de la passion.

Les pailles sont également adaptées à laisser passer les billes. Il suffit ensuite de mettre la paille au fond pour attrapper des billes ou un peu plus haut pour avoir la boisson. C’est assez étrange à tester mais vraiment sympa !
Mais nous vous entendons crier « et les ramune ?! » et bien ceux sont des… Limonades. Et oui. Elles ont cependant un dispositif d’ouverture assez sympathique (je ne vous en dis pas plus mais ça inclut une bille en verre) et des goûts variés comme fraise, orange, melon, …

Elles sont souvent vendues sur les mêmes stands que les paquets de pockys. Et devinez quoi ? Ça me donne une transition pour…
Le sucré
Alors comment dire…

… Il y en a BEAUCOUP. Nous ne parlerons pas de tout car on a qu’une seule vie mais nous allons essayer de parler des plus emblématiques.
Pour revenir au pocky, il se présente exa-cte-ment comme nos mikados mais avec beaucoup plus de goûts différents (fraise, cookie, banane, thé vert (macha), …).

Ils sont des éléments cultes dans le monde pour les « pocky game ». Vous voyez la scène de la Belle et le Clochard avec la bolognaise ? Et bien c’est pareil. Chacun prend une partie du pocky dans la bouche et on le mange en s’approchant avant de finalement s’embrasser. Que c’est mignon !
Pour continuer sur les produits variant principalement de saveurs, il existe une énorme quantité de kit kat différent au Japon. Il en existe au macha, à la fraise, à la framboise, … Mais le visuel et la marque sont bien les mêmes.

A quand une arrivée dans nos magasins français ?!
Pour repartir sur des produits plus originaux, nous ne pouvons pas parler des sucreries japonaises sans parler des mochis.

Les mochis sont des gâteaux de pâte de riz fourré avec de la pâte de pêche, de taro ou de cacahuètes par exemple. Il en existe des dizaines différents, voir même en version glacée. Et il faut le dire, c’est bon !
Pour finir, nous avons souhaité goûter le gâteau favori de Doraemon, personnage emblématique de la culture japonaise, les dorayakis.

Les dorayakis sont des galettes (ressemblant à des pancakes moelleux) avec au milieu différentes saveurs dont, la plus courante, les haricots azukis dont nous avons parlé plus haut. Permettant ainsi de boucler la boucle de notre article sur la nourriture japonaise.
Il s’agissait également de notre dernier jour de Japan Expo. Nous publierons malgré tout encore au moins 2 articles pour vous parler de ce que nous avons vu et découvert durant notre séjour au Japon à Paris !
A demain !
Jour 3 – Le cosplay
Parmi toutes les activités emblématiques des conventions (rassemblement autours d’un thème, type Japan Expo pour la culture populaire et japonaise), s’il ne fallait en retenir qu’une, ça serait le cosplay.

Le cosplay est le mélange des mots Costume et Play. Il s’agit d’une activité visant à jouer un rôle en endossant le costume d’un personnage. On peut par exemple voir des costumes du célèbre plombier de Nintendo, Mario. Si certains se contentent d’acheter leur costume tout fait via Internet d’autres vont réaliser chaque pièce, accessoire, vêtement, … Eux-même voire même endosser la personnalité du personnage ciblé. Voici quelques photos du travail de League Of Replica qui crée des répliques issues de films, séries, … Vous trouverez le travail de Fire Cosplay et de Props It Yourself.


On y associe également le portage de tenues typiques japonaises, par exemple un kimono, un yukata ou encore une armure de samouraï.

Cette pratique remonte à plusieurs dizaines d’années et gagne chaque année en adeptes à tel point qu’il existe maintenant des concours nationaux et mondiaux.
Durant notre journée à la Japan Expo, nous avons assisté à la Finale de l’ECG (European Cosplay Gathering) opposant des cosplayeurs venus de l’Europe entière (Allemagne, France, Espagne, Finlande, République Tchèque, Suisse, …).
Le concours prend la forme d’une succession de prestation sur scène de quelques minutes devant public et jury (composé de cosplayeurs reconnus internationalement). Le gagnant reçoit plusieurs cadeaux des sponsors mais également une reconnaissance européenne.


Nous sommes vraiment heureux d’avoir pu assister à ce formidable événement (qui a d’ailleurs fini tard comme en témoigne l’heure tardive à laquelle nous postons cet article) où nous en avons pris plein les yeux !
A cause des jeux de lumières et de notre distance à la scène, nous n’avons pas pu prendre des photos nettes, néanmoins les photos officielles arriveront sur le site officiel de l’ECG dans les prochains jours !
Je vous dis à demain pour le 4e et (déjà !) dernier jour !
Article bonus de mi-Japan Expo
Bonjour à tous !
Un petit « article » bonus pour vous mettre dans une ambiance japonaise et humoristique !
A ce soir !
Jour 2 – Les Créateurs
Nous vous avons parlé des youtubeurs, ces vidéastes aux talents divers et variés peuplant internet pour notre plus grand plaisir, c’est désormais au tour des créateurs amateurs !

Si de nombreux professionnels exposent à ce salon, c’est presque un hall entier qui est réservé aux petits créateurs. On y trouve des artistes et artisans en tout genre, allant des dessinateurs aux écrivains en passant par les artisans du cuir.
Ces derniers proposent des produits très variés comme des badges, des dessins originaux ou imprimés en série (prints) ou encore des grimoires en cuir ainsi que des bijoux faits main.


C’est aussi l’occasion de venir rencontrer les artistes que l’on suit sur les réseaux sociaux ou en découvrir de nouveaux !
Pour ma part j’ai été très heureuse de pouvoir discuter avec ces personnes que j’admire beaucoup. On les trouve au Village Amateur derrière des stands fournis et dans des allées étroites comme en témoignent les photos; cet endroit était peuplé du début à la fin si bien que la circulation y était difficile (preuve de leur succès). Ces petits créateurs gagnent en visibilité grâce à des événements comme la Japan Expo, et cela leur permet de vendre leurs créations voir d’en vivre.

Pour ce qui nous concerne, nous en avons profité pour discuter avec certains artistes et acheter un grand nombre de badges (must have de tout visiteur bien informé !) ainsi que des cartes type cartes postales, un classique sur les stands. Nous avons également pris des cartes Pokémon fan made (c’est à dire réaliser par des fans) illustrant les « fan art » qui sont des créations artistiques de fans voulant rendre hommage à l’ œuvre de base.

Certains artistes n’hésitent pas à proposer des créations faites sur place (par exemple en prenant des commandes comme vous dessiner dans leur style) ou à réaliser en direct les futurs œuvres, badges, … En direct, ça peut être l’occasion de discuter et de découvrir un métier, une technique ou juste une personne !
Demain on revient un peu plus à la culture nippone, promis !
A demain !
Jour 1 – Les Youtubeurs
Avec plusieurs centaines d’exposants, nous pourrions parler d’énormément de sujets. Nous avons cependant décidé de ne pas tous les traiter afin que des surprises demeurent à la Japan Expo pour ceux qui auraient la curiosité d’aller les découvrir ! Nous ferons donc un article par jour, un bonus lundi ou mardi prochain et un dernier sous la forme de « Trucs et Astuces ». Nous nous excusons par avance pour la qualité des photos, entre l’utilisation d’un téléphone portable et les mouvements des uns et des autres, une partie de nos photos sont malheureusement floues. (Nous les avons prises lors de créneaux à faible affluence pour vous faire profiter des stands!)
Pour ce premier article, nous avons décidé de vous parler de quelques youtubeurs. La Japan Expo est depuis longtemps un lieu de rencontres et d’échanges entre professionnels, amateurs en devenir et visiteurs. Parmi les professionnels, on peut aussi bien compter le papa d’Albator, qu’un illustrateur de cartes Pokémon ou encore un vidéaste publiant ses créations sur Youtube.
Nous sommes pour notre part fans de certains d’entre eux dont nous suivons le travail. Par exemple la websérie (série publiée sur le web) Noob.

Le mot « Noob » désigne une personne débutante généralement dans un domaine lié à l’univers « geek » (principalement le domaine des jeux vidéos). Cette websérie raconte les aventures fictives de joueurs à un jeu vidéo en ligne (Horizon) comme si le jeu était un monde à part entière. Nous avons pu rencontrer plusieurs acteurs dont le créateur, scénariste et acteur Fabien Fournier avec qui nous avons pu échanger sur comment la websérie est née et son épopée depuis sa création il y a 10 ans.

Nous avons également profité de cette première journée pour aller à deux conférences/concerts, à savoir celle de Epic Pixel Battle et celle de Starrysky.

Les Epic Pixel Battle sont nées de la plume d’anciens membres du collectif de youtubeurs Voxmaker. Il s’agit d’une bataille verbale (d’une joute pourrait-on dire) sous forme de rap opposant deux personnages de la culture pop’. Comme un exemple est bien plus parlant je vous propose celle opposant Mario à Mickey.

Starrysky est un groupe qui vient d’Internet comme ils se définissent eux-même. Il s’agit également d’anciens du collectif Voxmaker qui donnent de la voix et de la musique en relevant des défis musicaux proposés par tout à chacun.

Il y a bien sûr énormément d’autres youtubeurs et webséries mais ceux-là, on vous laisse venir les voir par vous-même !
A demain !
En route !
Et nous voilà à la capitale ! On peut dire ce que l’on veut, c’est autre chose que la capitale bretonne (chère à nos cœurs).
La Japan Expo commence demain et nous profitons de ce dernier jour avant le jour J pour quelques petits conseils.
- Prendre les bus pour aller à Paris. C’est plus long que le train mais c’est bien moins cher, à réfléchir…
- Les tickets 4 jours. Pour une soixante d’euros, vous avez vos 4 jours de Japan Expo contre une vingtaine d’euros par jour à l’unité.
- La carte Navigo à Paris. Pensez à faire faire une carte Navigo et mettez-y un abonnement à la semaine. C’est un peu cher (25€ environ) mais ça reviendra bien moins cher que de payer plusieurs tickets par jour jusqu’au Parc des Expositions.
- La suite viendra au fur et à mesure de notre expérience, avec un article final de « Trucs et astuces » !
Sur ce, on se dit à demain pour notre première journée et le premier thème !
Présentations
Avant de partir pour la Japan Expo, quelques présentations s’imposent !
Nous sommes Hortense et Lény, deux jeunes rennais qui aimons les mangas, la culture Pop’ et les chatons. Et c’est afin de concilier les trois et de faire découvrir un peu de nos passions que nous avons décidé de partir à la Japan Expo non sans tenir compte de notre périple par le présent blog.
Pour resituer l’origine de notre projet, Lény était étudiant et stagiaire à la Maison de Quartier La Bellangerais et c’est par ce biais que nous avons découvert qu’il existait le FRIJ (Fonds Rennais d’Initiative Jeunes) mis en place par le CRIJ (devenu le 4bis). Nous avons ensuite monté un dossier et nous voilà partis pour ce périple, vers Paris et au-delà !
Notre objectif est de partager notre expérience au travers de petites anecdotes, d’articles et de photos. Bien sûr, en quatre jour il nous sera difficile, pour ne pas dire impossible, d’aborder tout les sujets. Mais peut-être cela motivera certains d’entre vous, humbles lecteurs, à partir à la conquête de la Japan Expo 2020…
